L'écharpe alpaga est tissée à partir de la toison de l'alpaga, un camélidé originaire des hauts plateaux andins du Pérou et de Bolivie, élevé entre 3 500 et 5 000 mètres d'altitude. Cette fibre naturelle est plus chaude que la laine de mouton (jusqu'à cinq fois plus isolante selon la qualité), plus douce que le mérinos standard et naturellement hypoallergénique : elle ne contient pas de lanoline, la graisse responsable des irritations cutanées chez les personnes sensibles à la laine.
Le Pérou produit environ 80 % de la fibre d'alpaga mondiale, dont une grande partie dans la région de Puno autour du lac Titicaca. Les principales races sont le huacaya (90 % de la production, toison frisée et volumineuse) et le suri (10 %, fibres longues et soyeuses, très rare). La production mondiale tourne autour de 4 000 tonnes par an, trois fois moins que le cachemire, ce qui maintient les prix à un niveau élevé pour les qualités supérieures.
Baby alpaga, superfin ou huacaya : les variétés
L'alpaga doux se décline en plusieurs grades bien distincts. Le baby alpaga (première tonte des animaux, fibres de 18-20 microns) rivalise avec le cachemire en douceur au toucher. L'alpaga superfin (21-23 microns) offre un excellent rapport qualité-prix pour les écharpes du quotidien. Le huacaya standard produit des fils gonflants parfaits pour les écharpes tricotées épaisses qui enveloppent sans peser.
- Baby alpaga : ultra-fin, comparable au cachemire, 60-180 euros l'écharpe
- Alpaga superfin : toucher agréable, accessible, 35-80 euros
- Huacaya standard : gonflant, chaud, maille visible et texturée, 25-60 euros
- Suri alpaga : fibres longues et soyeuses, brillance naturelle, très rare et cher
La fibre alpaga résiste naturellement aux tâches et aux odeurs, ce qui réduit la fréquence de lavage nécessaire. Quand le moment vient, lavez à la main dans une eau froide avec une lessive douce et séchez à plat sur une surface horizontale. Évitez absolument le cintre qui déforme la maille. Votre écharpe alpaga peut durer dix ans ou plus sans boulocher ni perdre sa douceur, un bilan environnemental et économique bien supérieur aux écharpes synthétiques remplacées chaque saison.









